JIMMY-PAUL COTI   né   JEAN-PIERRE COINDET

       - Artisan cinéaste -

Par François PAGES de la société Aria MusiC

DU C.A.P. DE MÉCANIQUE…AU CINÉMA: ‘‘UN PARCOURS ETONNANT’’

Jimmy-Paul Coti, est né d’une mère du Nord de la France, Gilberte Manche, fille de marinier et d’un père Suisse, Louis Coindet, champion du monde d’acrobaties sur moto.
Dès son plus jeune âge, il est irrésistiblement attiré par les sports  ‘‘extrêmes’’ les films d’aventure et la moto - hérédité oblige - Plutôt ‘‘casse cou’’ et passionné à courir les filles qu’à rester dans sa chambre à étudier il obtient  un Certificat d’Aptitude Professionnelle en mécanique générale
- ajusteur/tourneur - Dès son diplôme en poche, il devient naturellement mécanicien,... mécanicien moto bien entendu, cherchant toujours les meilleurs rendements pour des rallyes, des cross, des courses de côtes, ou des épreuves de vitesse. Puis ayant rapidement deux jeunes enfants en charge, il  ‘‘descend’’ dans le sud de la France au gré d’une offre d’emploi et devient vendeur de voitures chez un grand concessionnaire. La lumière et l’atmosphère du midi l’éblouissent. S’étant - un peu - assagi, il se passionne pour le cinéma et fréquente de plus en plus assidûment les salles obscures dès qu’il a du temps libre. Premier vendeur de voiture des Bouches-du-Rhône durant quatre années de suite, sa vie va bientôt  ‘‘basculer’’. Pour son 4ème prix consécutif, il lui est offert un superbe voyage au Kenya qu’il échange... Devinez contre quoi ?...  Une caméra de cinéma super/8mm… car son amour du cinéma et de la cascade avait envie de passer à l’acte. Dès lors commence son apprentissage de cinéaste autodidacte.  Il multiplie et alterne des emplois de pigiste, tantôt à la prise de vue, tantôt à la prise de son, au montage, au bruitage et tisse un réseau amical dans le milieu professionnel où ses images tournées avec des bouts de ficelle, étonnent et interpellent. Dès qu’il a du temps, il écrit les scénarios qu’il a envie de tourner. D’un job à l’autre il réussit petit à petit à financer l’achat du matériel professionnel indispensable : Une caméra 16mm, quelques éclairages,  un bon enregistreur ‘‘Nagra’’  ou encore une superbe table de montage traditionnel de marque   ‘‘Atlas’’ récupérée à FR3 Marseille.  Louer du matériel lourd est trop onéreux... Qu’à cela ne tienne... il le fabrique.  Un CAP d’ajusteur-tourneur ça sert toujours.  C’est ainsi qu’il conçoit et assemble lui-même sa propre grue de cinéma qu’il loue aussi à d’autres productions  ou à des télés. Ou encore qu’il imagine un travelling sur câble équipé d’un frein hydraulique, un autre circulaire qu’il suspend au dessus de ses décors.
D’autres trouvailles ingénieuses lui permettent ainsi de réaliser lui même ses trucages qui résistent fièrement à l’imagerie de synthèse comme cette machine à écrire qui tape  avale, noircit puis éjecte seule, des pages et des pages dans son 1er long-métrage intitulé :

‘‘ LES SABOTS DE VENUS ’’    
                         

UN AVENTURIER DES TEMPS MODERNES
Ou comment  un mécanicien ajusteur / tourneur devient un cinéaste reconnu vendant ses films à Canal Plus, France 2, France 3 ainsi qu’à 22 télévisions étrangères.

Lorsque j’ai rencontré pour la première fois Jimmy-Paul Coti, c’était à l’occasion du Festival International de Cinéma de Burgos en  Espagne.   Il  avait  été primé  pour  un court-métrage d’aventure, diffusé depuis, plus de 20 fois par France 2. Ce premier contact m’avait laissé l’intuition d’une forte personnalité, d’un artiste en train de se construire et le souvenir d’un regard d’enfant que tout étonne. Une tête à la Tintin, blond aux yeux bleus, d’une mobilité à donner le  ‘‘tournis’’ au marin le plus aguerri et pour lequel une station assise prolongée prenait des allures de punition. Difficile à ‘‘mettre en route’’ et en confiance pour une interview, il devenait subitement volubile lorsqu’on lui parlait de cinéma ou lorsqu’on l’interrogeait sur ses tournages en cours ou ses projets. C’est ainsi que je découvris un artiste profond et instinctif au parcours peu ordinaire pour ne pas dire exceptionnel qui rappelle un peu les combats de:

DAVID CONTRE GOLIATH

On serait plutôt tentés d’écrire Astérix contre les Romains ou comment passer de  l’invasion du film américain... à un film artisanal français, drôle et grand public au message universel et actuel.   
Face aux puissantes industries cinématographiques américaines et japonaises (jeux vidéo, dessins animés), l’Europe tente de s’organiser avec des mesures telles que l’exception culturelle. Avec l’explosion du multimédia, l’importance culturelle des industries des arts comme vecteur de société est manifeste et en ces temps moroses un film plein de fraîcheur, de divertissement – même s’il pose des questions graves – est le bien venu. Ce film mettant en valeur de belles images de nos terroirs avec une intrigue contemporaine devrait intéresser nos collectivités qui peuvent y trouver un vecteur fort de communication. Culture, communication, cinéma et collectivités:   même combat.  ‘‘Les Sabots de Vénus’’ et l’aventure de Jimmy-Paul Coti sont non seulement exemplaires mais aussi source d’espoir. Ils apportent la preuve éclatante – parallèlement aux  ‘‘méga-productions’’ – qu’il existe encore des films d’auteurs à vocation grand public dont la passion comble le manque de moyen.

‘‘LES SABOTS DE VENUS’’

UN TEMOIN POETIQUE DE NOTRE TEMPS       

Jimmy-Paul Coti a l’art de transformer un inconvénient ou un imprévu en avantages ou en opportunité. Il manque de moyens, il faut plus de temps que prévu pour tourner et bien qu’à cela ne tienne... cela lui donne plus de recul par rapport à son œuvre. Cela lui permet de faire évoluer le script, ses personnages, de mener  plus loin son propos, de lier au montage les improvisations ou encore de surprendre l’instant magique pour la prise de vue. Ce temps étiré lui permet de mieux soigner les décors, les lumières, les atmosphères.   Il manque à nouveau de moyens... Là où d’autres se décourageraient ou auraient des difficultés, Jimmy réussit avec sympathie à créer autour de lui, une grande chaîne d’amitiés solidaires. Les acteurs font des efforts financiers et les techniciens sont heureux de travailler pour lui en prenant en quelque sorte,...  des grandes vacances…  L’atmosphère sur le tournage est celle d’une grande fête, même si souvent l’air est ‘‘électrique’’ car il sait créer  juste avant le sempiternel ‘‘MOTEUR’’, la tension idéale.

Ce film est aussi et surtout le ‘‘Grand Retour’’ de Christian BARBIER.

Dans un rôle taillé sur mesure de vieux montagnard retraité des alpages, Christian BARBIER joue tout en finesse et en simplicité.  Il crève l’écran, Vrai, Impérial. Celui que GABIN traitait d’égal à égal et qui jouait aussi bien avec SIGNORET BELMONDO, DELON, LINO VENTURA que BRUEL, rentre dans son rôle avec superbe, tour à tour grave, tendre, bougon et drôle. On se souvient aussi de lui quand il incarnait   ‘‘L’HOMME DU PICARDIE’’  grand feuilleton de TF1 suivi par des million de français. De sa longue filmographie de plus de soixante films on retiendra: L’ANNÉE DE L’ÉVEIL – LA MAISON ASSASSINÉE – TROIS HOMMES Á ABATTRE – LES GRANGES BRÛLÉES – L’ARMÉE DES OMBRES etc…  Lors d’une  projection privée j’ai pu voir la 1ère copie du film. Ce qui m’a d’abord frappé, c’est la beauté des images, la maîtrise du rythme et le montage surprenant qui transcende le jeu naturel des comédiens.  Tour à tour film d’action, d’aventure ou intimiste, il passionnera aussi bien les Jeunes que le Grand Public. Tourné en décors naturels c’est une œuvre riche qui peut se voir à plusieurs niveaux. Le spectateur averti le regardera au second degré comme un conte humoristique, philosophique et poétique sur les grands problèmes de notre société et ses dysfonctionnements, l’indignation populaire et ses manifestations, mais aussi l’amitié et la solidarité.  C’est avant tout et surtout une tendre et belle aventure qui nous offre un grand bol d’air frais.    

‘‘Les Sabots de Vénus’’ c’est la cohabitation de deux mondes, des villes et des champs, des jeunes et des anciens, de l’industrie et des pâturages, du rêve et de la réalité. C’est beau comme l’authentique.   Au départ un trafic de chiens dans le sud de la France. Un chercheur en biologie convoite les découvertes d’un confrère. Les chiens d’un laboratoire meurent d’une maladie inconnue et l’hypothèse d’une transmission à l’homme n’est pas exclue. Parallèlement un vieux montagnard écoute un feuilleton radiophonique sur son alpage jusqu’au jour où son héros le réveille dans sa sieste...

On rentre dans le tourbillon de l’histoire et on n’en sort plus.

ART ET CINEMA COMME PASSION

Ses premiers films, ses premières réalisations, seront autant d’exploits sportifs.

C’est d’abord le tournage sans autorisation d’une poursuite entre une moto et un avion de tourisme en rase-mottes sur une route départementale qui le conduira tout droit au commissariat de police. Puis, pour son deuxième film, ce sera l’aventure à l’intérieur des Canadairs plongeant dans les flammes de violents incendies de forêts. Ces deux tournages sans moyen mais réalisés à la force de sa passion lui font découvrir la difficulté du cinéma professionnel et suscitent en lui le désir de maîtriser la technique au service de l’expression pour devenir un grand réalisateur. De ces longues années de galère et d’apprentissage vont sortir plusieurs courts métrages qui seront remarqués aux Festivals Internationaux de BURGOS, TRENTE, AKUBA, VALENCE, LA PLAGNE, AUTRANS, SAINT JEAN DU GARD, etc...  Et  c’est le grand saut avec un premier téléfilm pour Canal+ ‘‘AVENTURE SUR LA RIVIERE BLANCHE’’ un western philosophique de 75mm sur un fond de fugue de deux enfants, les siens. Fidèle à lui-même, pour les besoins du scénario, il n’hésite pas, lui aussi, à se jeter à l’eau et réalise, devant et derrière la caméra, une descente de rivière fantastique en costume d’époque.

La séquence intrigue Guy MAXENCE de FRANCE 2 qui rachète en deuxième diffusion les droits à Canal + pour les besoins de son émission ‘‘Les Carnets de l’Aventure’’ dans laquelle sera présenté plus de 50 fois son film intitulé :
‘‘ LE RADEAU ’’


LE RADEAU sera diffusé plus de 500 fois dans le monde. Pour Jimmy-Paul Coti qu’on nommait encore, Jean-Pierre Coindet, c’est le lancement et la reconnaissance. Quant à son premier téléfilm, ‘‘Aventure sur la Riviere Blanche’’ il sera diffusé sur France 3, Canal J et 22 autres chaînes de pays étrangers. 1988. Nouvelle coproduction avec France 2. Le film s’intitule: L’AILE ET LA BETE cette fois c’est Patrice Barcouda, champion du monde d’altitude en ULM qui réalise l’exploit sous l’oeil attentif d’un cameraman, devinez qui, Jimmy Coti bien entendu.   Pour cet exploit inouï diffusé 82 fois sur France 2 et plus de 500 fois dans le monde, Jimmy place ses caméras aux endroits les plus périlleux pour saisir l’émotion. Parmis les diffuseurs:  la PAN TV en Allemagne, SAT 1 en Espagne, la RTBF en Belgique ou encore la TSR en Suisse. Après ce lent cheminement vers la lumière, Jimmy-Paul Coti, fort de ses succès, se jette dans l’aventure la plus folle de sa jeune vie - en réalisant un long-métrage pour les salles de cinéma - comme toujours avec passion, ambition et sans moyen.  Il était donc une fois une aventure folle mais réussie. Le film s’appelle précisément :

Il était une fois,...
            ‘‘LES SABOTS DE VENUS’’

        Cannes 2003 - VISA N° 92006



TEMOIN POETIQUE DE NOTRE TEMPS : ‘‘LES SABOTS DE VENUS’’

‘‘Les Sabots de Vénus’’ c’est la cohabitation de deux mondes, des villes et des champs, des jeunes et des anciens, de l’industrie et des pâturages. Au départ un trafic de chiens dans le sud de la France. Un chercheur en biologie convoite les découvertes d’un confrère. Des cobayes d’un laboratoire meurent et l’hypothèse d’une transmission à l’homme n’est pas exclue. Parallèlement un vieux montagnard écoute un feuilleton radiophonique sur son alpage jusqu’au jour où son héros le réveille dans une sieste...

C’est beau comme l’authentique. On rentre dans l’histoire et on n’en sort plus.

Tour à tour film d’action, d’aventure ou intimiste, il passionnera aussi bien les Jeunes que le Grand Public. C’est une œuvre riche qui peut se voir à plusieurs niveaux. Le spectateur averti le regardera au second degré comme un conte humoristique, philosophique et poétique sur les grands problèmes de notre société et leurs dysfonctionnements, l’indignation populaire et ses manifestations, mais aussi l’amitié et la solidarité.  

C’est avant tout et surtout une tendre et belle aventure qui nous offre un grand bol d’air frais.    

 François PAGES
            ARIA Music. Distribué par WMD






PAGE EN COURS

LE POT DE CHANCE CONTRE LE POT DE FER

Face aux puissantes industries cinématographiques, Jimmy-Paul Coti nous offre le meilleur rapport qualité/prix même s’il prend plaisir à répéter que tout n’est qu’affaire de chance.  La preuve en est.  Au début du tournage  ‘‘Des Sabots de Vénus’’ il est victime d’un terrible accident de la route.  Pour une fois il roulait lentement et pourtant n’a pu voir débouler une XM 6 cylindres qui, sortant d’un angle mort de 150m, est venue le percuter de plein fouet. Quelle chance !  Le bon Dieu n’a pas voulu de lui cette fois là. Ce n’est pas trop dire et la réalité dépasse encore l’imagination. A la veille du départ pour le grand tournage, Jimmy n’était pas prêt, son équipe insuffisamment motivée et son tournage voué à l’échec. Sans doute n’avait il pas bien vu non plus tous les signes. Toujours est il que les pompiers l’ont retrouvé sous sa voiture à 35 mètres de l’impact. La roue avant gauche posait presque sur sa gorge et aurait pu l’étouffer mais par chance la caisse avec sa caméra faisait contre poids dans le coffre, justement à l’arrière droit, se qui permit à la voiture de basculer du bon côté en appui sur la diagonale des roues avant droite et arrière gauche. Quelle chance encore. Rien de cassé... Mais après 4 jours de coma, Jimmy entre dans une longue période de déprime, lent retour à la réalité des choses. Le film était bien compromis. Les primes du CNC, générées par son western envolées et lui, dont les forces n’étaient pas inépuisables, bien faible. Et pourtant, là encore, ce qui aurait dû être une catastrophe  se métamorphose lentement en avantage.  Mettant sa convalescence à profit, il revoit sa copie, se perfectionne.  replonge dans les bouquins techniques, et finalement décide de faire un long-métrage plutôt que le téléfilm initialement prévu.  Et comble de chance.  Christian BARBIER, informé de la situation par son ami Antoine COESSENS, décide de lui venir en aide. Il lui propose de tourner gratuitement dans son film. S’en était trop. Il fallait repartir, reformer une équipe technique. Et c’est encore cette chance insolente qui, lui ayant permis d’emmagasiner cette connaissance complète de la chaîne de fabrication du cinéma, lui a permis, non seulement de produire ce film, mais aussi d’associer à sa fabrication des dizaines de jeunes qui ont eu, eux aussi, la chance de réaliser des stages formateurs sans pour autant rester assis. C’est sur le terrain que Jimmy donne à tout stagiaire, la possibilité de pouvoir s’exprimer en participant activement à la production d’œuvres accomplies.  Son dernier film ‘‘ Les Sabots de Vénus’’ en est le plus bel exemple. Jimmy a ouvert ses portes à plus de 30 stagiaires venus de toutes parts, de la Faculté de Lettre d’Aix en Provence, de la section cinéma de l’Université de Provence à Aubagne, du Lycée Léonard de Vinci à Villefontaine, de l’Université d’Avignon ou de l’E.S.S.R.A à Nice, tous ont trouvé à ses côtés une réelle expérience cinématographique et sont maintenant, pour beaucoup intégrés dans des structures de production et pour les autres à des postes déterminants de l’enseignement cinématographique ou audiovisuel.

lent retour à la réalité des choses. Le film était bien compromis. Les primes du CNC, générées par son western envolées et lui, dont les forces n’étaient pas inépuisables, bien faible. Et pourtant, là encore, ce qui aurait dû être une catastrophe  se métamorphose lentement en avantage.  Mettant sa convalescence à profit, il revoit sa copie, se perfectionne.  replonge dans les bouquins techniques, et finalement décide de faire un long-métrage plutôt que le téléfilm initialement prévu.  Et comble de chance.  Christian BARBIER, informé de la situation par son ami Antoine COESSENS, décide de lui venir en aide. Il lui propose de tourner gratuitement dans son film. S’en était trop. Il fallait repartir, reformer une équipe technique. Et c’est encore cette chance insolente qui, lui ayant permis d’emmagasiner cette connaissance complète de la chaîne de fabrication du cinéma, lui a permis, non seulement de produire ce film, mais aussi d’associer à sa fabrication des dizaines de jeunes qui ont eu, eux aussi, la chance de réaliser des stages formateurs sans pour autant rester assis. C’est sur le terrain que Jimmy donne à tout stagiaire, la possibilité de pouvoir s’exprimer . Jimmy a ouvert ses portes à plus de 30 stagiaires venus de toutes parts, de la Faculté de Lettre d’Aix en Provence, de la section cinéma de l’Université de Provence à Aubagne, du Lycée Léonard de Vinci à Villefontaine, de l’Université d’Avignon ou de l’E.S.S.R.A à Nice, tous ont trouvé à ses côtés une réelle expérience cinématographique et sont maintenant, pour beaucoup intégrés dans des structures de production et pour les autres à des postes déterminants de l’enseignement cinématographique ou audiovisuel.